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De
l'activité évaluative à l'acte d 'évéaluation
Préface
de Bernard Charlot
Patrick Chardenet
L'Harmattan, Savoir et Formation, Paris, 1999, 160 p.
Ln reposent actuellement sur le caractère irréversible d'une saction appréciée comme une sentence. Une autre démarche est possible si l'on considère le sujet comme producteur authentique des informations sur sa propre compétence. Mais faute d'une théorie de l'acte d'évaluation qui prend en compte l'interaction, l'évaluateur n'a pour recours qu'une instrumentation sous la forme de techniques qui effacent les individus sous prétexte d'objectivité. L'évaluation est une activité naturelle et sociale. L'auteur met ici en rapport cette activité évaluative et les actes d'évaluation formels pour proposer un processus qualifiant interactionnel. L'approche théorique se fonde sur l'interaction langagière :évaluer, c'est dire parce qu'en énonçant on procède à de l'activité évaluative. Il n'est donc guère possible de concevoir l'évaluation sans parole, sans échange et sans intégrer les représentations de la plasticité du monde. Pour être validé, c'est-à-dire accepté et acceptable, l'acte d'évaluation doit impliquer cette relation communicationnelle jamais définitive. L'ouvrage propose un point de vue sur l'évaluation qui intéressera autant le chercheur que l'enseignant, le formateur ou le recruteur ayant à porter un jugement sur des compétences.
Après un double parcours universitaire (sciences du langage/sciences de l'éducation) Patrick Chardenet, chercheur associé au CEDISCOR (UPRES/SYLED), Université Paris III Sorbonne Nouvelle) a occupé plusieurs postes à l'étranger au sein du dispositif de coopération linguistique et éducative du ministère des Affaires étrangères dans le cadre desquels il a été amené à mettre en place des systèmes globaux d'évaluation (certifications et évaluations des apprentissages et des enseignements) et à conseiller des "équipes de recherche.