Pratiques musicales en amateur

liées à l’informatique

 

 

 

Étude réalisée pour le ministère de la culture et de la communication,

Département des études et de la prospective,

Direction de la musique de la danse, du théâtre et des spectacles,

 

Serge Pouts-Lajus, Sophie Tiévant,

Jerôme Joy, Jean-Christophe Sevin.

 

Mars 2002


 

Sommaire

 

 

 

Introduction....................................................................... 3

 

Qui sont-ils ? Qui sont-elles........................................ 11

Des hommes, mais aussi des femmes….......... 12

De tous milieux sociaux et une majorité de jeunes 14

 

Parcours musical........................................................... 15

Deux parcours types............................................. 15

Continuités, ruptures............................................. 17

Déclencheurs et passages à l’acte..................... 18

 

Apprentissage................................................................. 20

Apprentissages autonomes................................. 21

Apprentissages institutionnalisés....................... 23

 

Outils et moyens............................................................. 23

 

L’informatique comme instrument............................ 25

 

Le processus de composition.................................... 27

Composition en configuration home studio....... 27

Composition en configuration lap top................. 29

Sampling................................................................ 30

Processus créatif.................................................. 32

 

Diffusion et réseaux...................................................... 36

Diffusion en ligne................................................... 37

Diffusion sur CD.................................................... 38

Prestations publiques........................................... 38

 

Conclusion...................................................................... 40

Retour sur le statut d’amateur.............................. 40

Retour sur la création musicale en amateur :

pour une décolonisation de la culture............................. 43

L’éthique des amateurs........................................ 49

 


 

Introduction

 

 

Le champ de notre étude, décrit dans la lettre de commande qui en fixe le cadre, se situe à l’intersection de trois domaines : la musique, la technologie et les pratiques amateurs. Sont donc étudiées ici les activités définies comme des pratiques musicales utilisant l’informatique et dont les acteurs sont des amateurs. Mais pour que cette définition simple soit aussi parfaitement claire, chacune des trois composantes sur laquelle elle se fonde doit l’être ; ce qui, comme nous allons le voir, n’est pas aussi immédiat qu’il y paraît.

 

Ce que nous entendons par « … liée à l’informatique »

 

Les technologies du numérique envahissent la plupart des dispositifs techniques du quotidien. Les pratiques musicales sont concernées par cette évolution de différentes façons. D’une part, les composants électroniques et les processus informatiques sont de plus en plus souvent introduits dans les équipements du domaine musical : lecteurs de disques, instruments de musique traditionnels, dispositifs d’enregistrement et d’amplification du son, synthétiseurs, échantillonneurs, enregistreurs sans support amovible, boîtes à rythme, lecteurs MP3, etc. D’autre part, les dispositifs informatiques généralistes, essentiellement le micro-ordinateur devenu multimédia, peuvent aujourd’hui être exploités dans le domaine musical grâce à des logiciels et des périphériques spécialisés : lecteur et graveur de CD audio, logiciels d’édition musicale. Il existe enfin des matériels informatiques dédiés à la musique tels que les synthétiseurs, claviers MIDI, échantillonneur, séquenceurs ou table de mixage numérique.

La diffusion des technologies issues de l’informatique est telle, dans le domaine de la musique comme dans beaucoup d’autres, que c’est la totalité des usagers dont la pratique est aujourd’hui, au moins en partie, liée à l’informatique.

Dans le cadre de cette étude, nous n’avons considéré que les pratiques pour lesquelles l’outil informatique est utilisé dans le cadre d’une production, le terme de production étant utilisé ici dans un sens très large qui sera précisé plus loin. Les matériels utilisés, le micro-ordinateur avec ses logiciels de traitement du son ainsi que les machines dédiées, sont presque toujours complétés, notamment dans les configurations personnelles dites de home studio, par des équipements périphériques de diffusion et d’enregistrement, lecteur et graveur de CD, enceintes amplifiées, micros, connexion à un réseau électronique et éventuellement par des instruments de musique traditionnels incorporant des composants électroniques, guitare et percussions par exemple.

Ce critère technologique nous a conduit à écarter les pratiques des DJ, dites de DJeeing, qui ne font appel qu’à des systèmes analogiques électroacoustiques à base de disques vinyle et de mixage non numérique. Il existe des platines de mixage numériques mais cette pratique est, à notre connaissance, marginale chez les DJ. La question de la nature des œuvres (au sens précisé plus loin) produites par un DJ fait encore l’objet de débats sur le statut qu’il convient de leur donner, œuvres musicales originales, performances artistiques ou simplement techniques. Par ailleurs, la frontière qui sépare les amateurs des professionnels est particulièrement indéterminée dans le cas des DJ pour lesquels aucun statut professionnel n’est actuellement reconnu. C’est donc sans trop de regret que nous avons pris le parti de les écarter.

 

Ce que nous entendons par « pratique musicale »

 

Dans la mesure où la quasi totalité des pratiques musicales font aujourd’hui appel, d’une façon ou d’une autre, à la technique numérique, nous n’avons retenu que les pratiques comportant une part de production musicale effective, excluant donc celles limitées à l’écoute ou à la reproduction mécanique de musique enregistrée, quand bien même ces pratiques feraient appel à des dispositifs informatiques. Nous nous sommes également limités aux pratiques de production pour lesquelles l’usage de la technique informatique affectait en profondeur la forme et les contenus musicaux produits au point que, sans cela, la production aurait été impossible ou bien n’aurait pas abouti à des résultats musicalement équivalents. Nous avons également exigé de ces pratiques qu’elles aient produit des effets stabilisés, susceptibles d’être analysés, ce qui suppose qu’elles aient été établies depuis suffisamment longtemps ou bien revendiquées et assumées véritablement par le musicien lui-même. Nous avons enfin exclu les pratiques qui, quoique remplissant les conditions précédentes, nous apparaissaient comme ponctuelles ou le fait de débutants ; nous n’avons pas retenu, par exemple, les pratiques d’illustration sonore occasionnelle de modules multimédias ni celles de découverte ou d’apprentissage succédant immédiatement à l’achat d’un matériel.

Lorsque ces conditions sont satisfaites, ainsi que celle concernant le statut d’amateur du praticien qui sera examinée plus loin, nous nous trouvons dans tous les cas devant des individus dont le cœur de la pratique est la création de pièces musicales originales. Cette pratique centrale est toujours accompagnée d’activités d’écoute de CD enregistrés, souvent de la participation à des concerts, d’apprentissage des outils, soit de façon informelle et autodidacte, soit dans le cadre de structures spécialisées, parfois enfin de diffusion des morceaux créés, en-ligne via le réseau Internet, hors-ligne sur des CD ou encore, lors de prestations en public.

Dans la suite, pour qualifier les pratiques que nous considèrerons comme étant le sujet de notre étude, nous utiliserons indifféremment les verbes faire [1], créer et composer  ; le premier de ces verbes, faire, étant généralement et spontanément celui que choisissent les praticiens. Pour en désigner les résultats, nous utiliserons indifféremment les mots morceaux, pièces ou œuvres. Cette dernière expression sera utilisée dans une acception qui n’est pas habituelle et qui, en tous cas, ne correspond pas aux usages dans le domaine de la musique où elle est réservée aux musiciens reconnus ; c’est d’ailleurs un terme que les musiciens amateurs que nous avons rencontrés n’emploient pas. Or, il n’y a aucune raison de réserver le nom d’œuvre aux seuls candidats au « chef-d’œuvre ».. Nous suivons en cela le psychologue Ignace Meyerson [2] qui fait de la création d’œuvres un trait caractéristique du comportement humain [3]. Le recours au mot œuvre pour désigner les pièces musicales créées par les amateurs ne sous-entend aucun jugement sur la valeur artistique de ces pièces. C’est d’ailleurs pour écarter toute tentation de qualification artistique, dans un sens ou dans un autre, que nous avons choisi d’employer ce terme.

 

Ce que nous entendons par « amateurs »

 

Le critère de l’amateurisme est le plus délicat des trois sur lesquels s’appuie la définition du champ de notre étude. Il recouvre en effet une notion floue dont il n’est pas possible de donner une définition précise, tout du moins dans un domaine comme celui de la musique. Le mot est polysémique : il désigne à la fois celui qui pratique mais n’est pas un professionnel et celui dont la passion a fait de lui un connaisseur. Dans le monde des pratiques musicales, la notion d’amateur a pris un sens plus précis, par exemple dans le cadre des enquêtes menées par le DEP sur les pratiques culturelles des français [4]. C’est à ce sens commun que nous nous réfèrerons ici : un musicien amateur est une personne qui ne vit pas de sa pratique musicale et n’est pas habitée par le projet de devenir professionnel [5].

Cette condition permet de ranger dans la catégorie des amateurs, tous les adultes exerçant un métier stable sans relation avec la musique. Parmi les personnes que nous avons interrogées dans le cadre de cette étude se trouvent ainsi : un aiguilleur du ciel, un tailleur de pierre, un conducteur de travaux, une journaliste, un médecin, un commerçant, un cadre d’une chambre de commerce, une informaticienne et un informaticien, un graphiste, un agent de sécurité, un technicien d’éclairage, une professeure de philosophie.

Une première difficulté apparaît avec les adultes dont l’activité professionnelle est en relation avec la musique. Mais la nature exacte de cette activité doit être examinée avant de trancher. Nous avons ainsi été amenés à inclure dans notre groupe de musiciens amateurs un professeur de musique en collège, un vendeur dans un magasin d’informatique musicale, une bruiteuse pour le cinéma, une DJ, car tous nous ont affirmé que leur pratique personnelle de création musicale avec l’informatique était, au moment où nous les interrogions, absolument indépendante de leur activité professionnelle. Professionnels dans un domaine lié à la musique, ils sont aussi, en tant que compositeurs, des amateurs, sans aspiration à la professionnalisation.

Le problème de position des personnes par rapport au statut d’amateur se pose ensuite pour les jeunes, étudiants ou à la recherche d’un emploi, qui  ne sont pas encore entrés dans la vie professionnelle : il est difficile de les considérer comme des amateurs dès lors que l’amateur est défini comme un non-professionnel. Nous avons donc choisi de prendre en compte les objectifs professionnels de ces jeunes, ce qui nous a conduit, à quelques exceptions près, à écarter ceux qui, comme certains élèves des classes de composition des conservatoires, se présentaient à nous comme de futurs professionnels. Le dernier cas est celui de jeunes adultes en situation précaire, sans ressources régulières, ne vivant par exemple que du RMI et pour qui la musique, en l’occurrence une musique très urbaine, de type hip-hop, représente une activité dans laquelle ils investissent beaucoup, sans que l’on puisse dire que ce soit dans une perspective de professionnalisation ; c’est pourquoi, nous les avons inclus dans notre champ d’étude.

Les pratiques en amateur sont aussi parfois associées à l’idée de loisir. S’il est probable qu’une telle caractérisation convient bien à certaines formes traditionnelles de pratiques musicales, ce n’est en revanche que rarement le cas dans notre domaine d’enquête. Les musiciens que nous avons rencontrés, s’ils acceptent d’être considérés comme des amateurs, rejettent presque toujours, parfois même avec une certaine vigueur, l’idée que leur rapport à la musique puisse être associé à un loisir, un hobby ou, pire, un violon d’Ingres… C’est lorsque l’on considère ce que l’on pourrait appeler l’économie de vie de ces personnes, dans toutes ses composantes, économique, sociale, familiale, affective et aussi, pour ce qui nous intéresse, artistique et créatrice, qu’il devient manifeste que la pratique musicale n’y occupe pas une position secondaire et facultative, typique d’un loisir, mais au contraire, une place centrale, vitale comme certains d’entre eux le disent parfois, suggérant par là qu’ils s’imaginent plus volontiers changer de métier que renoncer à leur passion pour la création musicale.

Dans ce constat, nous rejoignons Antoine Hennion qui invite à sortir des stéréotypes du « cousin de province un peu ridicule qui s’obstine à souffler dans son tuba ou un consommateur manipulé, aliéné au marché » [6] et suggère au contraire, en le prenant pour ce qu’il est, c’est-à-dire un usager actif de la musique, de « rapatrier l’amateur au centre du monde de la musique », mais sans pour autant établir de hiérarchie entre les pratiques d’écoute et de jeu, d’interprétation et de composition, et encore moins entre amateurs et professionnels.

 

Méthode

 

A notre connaissance, aucune étude du type de celle que nous avons conduite, n’a jamais été réalisée [7]. Les spécialistes estiment que le développement de ces pratiques chez les amateurs coïncide avec la mise sur le marché, au milieu des années 90, de micro-ordinateurs puissants et de logiciels de traitement du son performants et faciles d’emploi, à des prix abordables, c’est-à-dire, à partir de 1000 €. Par ailleurs, la vogue des musiques électroniques, le succès d’Internet et les multiples applications auxquelles il donne lieu dans le domaine musical stimulent la diffusion de ces pratiques.

Si le domaine est nouveau, il n’en est pas moins vaste. Le sondage effectué chaque année par SVM/GFK sur l’informatique domestique en France signale, entre 2000 et 2001 [8], un doublement de la proportion des foyers « versés dans la création musicale ». Passant de 6% à 12%, ils représenteraient un peu moins de trois millions de foyers. La proportion reste inférieure à celle des amateurs de « travail graphique » (26%) mais sa progression est trois fois plus rapide. Commentant ces chiffres, les journalistes suggèrent d’ailleurs que la création musicale pourrait être une « lame de fond » en 2002. Ces données doivent cependant être prises avec prudence car la nature des activités désignées par l’expression «versés dans la  création musicale » n’est pas précisée par l’enquête ; par ailleurs, celle-ci ne permet pas de distinguer entre pratiques professionnelles et amateurs ni de rapprocher ces trois millions de « créateurs » des cinq millions de musiciens amateurs français. Ces chiffres confirment cependant une tendance de croissance forte, en particulier chez les jeunes, qui pourrait être corroborée par d’autres sources comme celles concernant le marché des matériels et logiciels d’informatique musicale.

Notre enquête montre par ailleurs que les pratiques qui nous intéressent ne se déroulent pas toutes dans le cadre domestique mais également dans des classes d’électroacoustique de conservatoire, de hip-hop ou de techno dans des centres culturels de quartier. Il nous suffira d’ajouter que, pour réaliser notre enquête, nous n’avons rencontré aucune difficulté pour identifier, contacter et rencontrer autant de praticiens que nous l’avons souhaité. Nous avons surtout veillé à ce que la variété des genres musicaux, des catégories sociales et des personnes soit la plus large possible. Si notre échantillon vise à être représentatif, ce n’est évidemment qu’en qualité et pas en quantité.

Pour identifier des personnes aussi représentatives que possible de la diversité des situations existantes, nous sommes partis de plusieurs sources :

 

-           le réseau Internet : sites Web individuels ou mutualistes [9], groupes de discussion et listes de diffusion thématiques ;

-           des organismes culturels actifs dans ce domaine : quatre structures travaillant dans le champ des musiques actuelles (Florida à Agen, CRICA à Strasbourg, Pôle régional des musiques actuelles de Poitou-Charentes à Poitiers, MJC Louis Aragon à Angoulême) et deux classes d’électroacoustique de conservatoires (classe de Christian Eloy à Bordeaux et de Gino Favotti à Paris) ; ces contacts ont été exploités de deux façons : d’une part pour enrichir notre perception du domaine à partir de l’expérience des animateurs (voir les entretiens retranscrits dans la deuxième partie du rapport), d’autre part pour obtenir des adresses d’élèves ;

-           des manifestations : festival des cultures urbaines, Mix Move, rencontre des Espaces Culture Multimédia sur le thème Musiques et TIC ;

-           des commerces : entretiens avec des acheteurs et des vendeurs de matériel d’informatique musicale.

 

A partir de ces sources, nous avons également procédé de proche en proche, demandant aux personnes interrogées de nous suggérer d’autres contacts.

Nous avons conduit une première série d’une trentaine d’entretiens, par téléphone ou en face à face, suivant les circonstances. Nous avons ensuite retenu dix musiciens pour des entretiens et des observations approfondies en situation, à leur domicile, visant à analyser les conditions détaillées de leur pratique. Tous les entretiens ont été réalisés sous la forme d’entretiens semi-directifs. Les entretiens courts durent de trente à quarante minutes et portent sur l’ensemble des paramètres considérés comme pertinents pour l’enquête : caractéristiques et parcours personnel dans la musique et dans l’informatique, description des pratiques en informatique musicale dans ses aspects techniques et artistiques. Les entretiens longs ont porté sur le processus de création et de composition et sur des questions annexes à propos de la diffusion, de la qualité, du plaisir.

Parallèlement à ces entretiens, des recherches documentaires étaient réalisées dans la littérature et sur le Web. Les quatre personnes ayant participé à l’ensemble de ces travaux d’investigation se sont ensuite réunies pour développer une analyse commune du corpus d’information rassemblé.

 

Contenus du rapport

 

Les résultats de l’étude sont regroupés en quatre parties :

 

-           le rapport proprement dit où sont présentés les résultats de l’enquête de terrain, essentiellement fondés sur l’exploitation des entretiens avec les praticiens ;

-           la transcription des entretiens réalisés avec les praticiens et des animateurs d’organismes de formation à la musique et à l’informatique musicale [10] ;

-           un relevé de citations et de notes de lecture issues de la recherche documentaire ;

-           un CD sur lequel nous avons rassemblé quelques-uns des morceaux que certains des musiciens rencontrés ont accepté de nous offrir : cette annexe permettra au lecteur-écouteur de percevoir lui-même la réalité du phénomène analysé et d’enrichir les conditions de son jugement.

 

Le rapport lui-même est composé de trois parties :

 

-           l’introduction précise la nature et l’étendue du domaine traité ainsi que la méthode utilisée pour l’explorer ;

-           la partie centrale est une analyse des entretiens à partir d’une organisation thématique. Nous analysons successivement les profils des acteurs, leurs parcours musical, les outils qu’ils utilisent et les moyens qu’ils consacrent à leur pratique, les modalités concrètes des pratiques, les étapes et les ressorts du processus de composition et, enfin, les différentes modalités de diffusion des œuvres produites ;

-           la conclusion propose une mise en perspective plus problématique des différentes analyses conduites à partir des entretiens, éclairée par les éléments provenant de la recherche documentaire ; les problématiques traitées concernent la portée artistique, culturelle et sociologique du phénomène observé et s’achèvent sur des recommandations adressées aux pouvoirs publics pour que cette évolution des pratiques musicales soit mieux connue et mieux prise en compte dans la définition de leurs politiques futures.

 

Remerciements

 

Nous remercions très chaleureusement tous les musiciens, les professeurs, formateurs et animateurs qui ont accepté de répondre à nos questions, parfois insistantes. Nous remercions tout particulièrement les musiciens qui nous ont autorisé à reproduire, en accompagnement musical de notre rapport, l’une de leurs œuvres. Cette étrange compilation n’est qu’un extrait de l’immense réserve de créativité musicale qui sourd du corps social et que ce travail nous a permis d’entrevoir, ou plutôt d’entre-entendre…


Qui sont-ils ? Qui sont-elles ?

 

Le tableau suivant rassemble les données de base sur les 33 musiciens interrogés. Le genre musical pratiqué par chacun d’eux est indiqué de façon approximative. En dehors des genres relativement bien établis tels que rock, rap, techno, électroacoustique et contemporain, nous avons regroupé, sous le terme électronique : les musiques instrumentales composées sur ordinateur et ne se réclamant pas des genres précédents ; sous le titre chanson : les musiques où voix et texte occupent une place prépondérante ; sous le titre variété : arrangements de mélodies de facture classique. Nous avons indiqué le genre dominant des œuvres produites ou les deux genres pratiqués le plus souvent.

 

Prénom

Age

Ville

Profession

Genre musical

Alex (Anarkhia)

23

Cherbourg

Tailleur de pierre

Électronique

Alex

31

Dosches (Aube)

Agent de sécurité

Rock

Électronique

Alexandra

24

Paris

Enseignante

Chanson

Electronique

Alexandre

24

Strasbourg

Polyactif

Électronique

Anne-Lore

23

Bordeaux

Étudiante

DJ

Électroacoustique

Techno

Audrey

23

Strasbourg

Étudiante

Chanson

Baroudi

25

Agen

Animateur

Rap

Bruno

54

Seignelay (89)

Médecin

Rock

Cédric

22

Besançon

Polyactif

Électronique

Christophe

25

Strasbourg

Polyactif

Techno

Clarys

26

Tours

Attachée comm.

Chanson

David

30

Paris

Informaticien

Électronique

Didier

39

Toulouse

Polyactif

Variété

Elsa

20

Strasbourg

Étudiante

Électronique

François

26

Paris

Graphiste

Chanson

Électronique

François

41

Toulouse

Commerçant

Électronique

Guillaume

27

Paris

Enseignant

Électronique

Hélène

39

Paris

Journaliste

Électroacoustique

Jean-Claude

30

Angoulême

Technicien

Variété

Jérémie

26

Cap d’Agde

Étudiant

Électronique

Joan

19

Strasbourg

Étudiante

Rap

John

22

Toulouse

Polyactif

Rap

Judith

31

Paris

Informaticienne

Électroacoustique

Julien

22

Paris

Étudiant

Rock

Julien

22

Bordeaux

Étudiant

Rock

Laurent

25

Toulouse

RMI

Rap

Luc